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Janvier, 2008
Ottawa, le 18 janvier 2008-Dans le cadre de la Semaine nationale sans fumée qui débutera très bientôt, le Conseil d'Ottawa-Carleton sur le tabagisme et la santé veut sensibiliser la population à l'infiltration de la fumée secondaire dans les habitations à unités multiples.
« Nous recevons chaque semaine des appels et des courriels de personnes vivant dans des appartements et des immeubles en copropriété qui sont involontairement exposées à la fumée secondaire provenant des logements voisins », précise Pippa Beck, présidente du Conseil d'Ottawa-Carleton sur le tabagisme et la santé. « Il est ironique de penser que les personnes sont protégées contre la fumée secondaire dans leur milieu de travail et dans les endroits publiques mais que lorsque bon nombre d'entre elles reviennent chez elles, elles se retrouvent alors dans des appartements et des immeubles en copropriété enfumés. Nous croyons que chacun a droit à la même protection contre la fumée secondaire à la maison - que l'on habite une maison unifamiliale ou une habitation à unités multiples. »
Laurie O'Nanskie vit en appartement à Ottawa et doit vraiment sceller son logement chaque soir pour éviter que la fumée n'y pénètre. « Je mets du ruban pour couvrir l'espace dans le bas de ma porte d'entrée et bloque aussi toutes les prises d'air mais la fumée réussit tout de même à entrer. C'est vraiment affreux. J'ai parlé au propriétaire à de nombreuses occasions mais il n'a encore rien fait pour corriger le problème » ajoute Laurie.
Larry Graham, un résident d'Ottawa atteint d'asthme et de maladie pulmonaire obstructive chronique (MOPC), attend avec impatience le jour où il pourra louer un appartement 100 % sans fumée. « Puisqu'il y a eu beaucoup de changements importants ces dernières années en raison des règlements sans fumée qui protègent maintenant la santé des gens, il est difficile de croire que je sois encore exposé à la fumée secondaire dans mon propre appartement » précise M. Graham. « Certains des fumeurs qui habitent le même édifice que moi laissent la porte de leur appartement ouverte pour ventiler et faire sortir la fumée, mais celle-ci se retrouve alors dans les couloirs et les appartements des autres locataires et les rend malades. »
La fumée secondaire est un mélange toxique de plus de 4 000 produits chimiques et le rapport de 2006 du U.S. Surgeon General confirme que les preuves indiquent qu'il n'existe aucun niveau d'exposition non risqué à la fumée. En 1992, la U.S. Environmental Protection Agency a classé la fumée secondaire comme un « carcinogène de classe A », soit un produit classé dans une catégorie réservée aux produits chimiques dangereux reconnus pour causer le cancer chez les humains. Puis, en 2005, la California Environmental Protection Agency a aussi classé la fumée secondaire comme un « contaminant aérien toxique ».
Les maisons sans fumée sont déjà la norme au Canada puisque les trois quarts des foyers ont adopté des politiques empêchant de fumer à l'intérieur. Un sondage récent commandité par le Réseau ontarien sans-tabac a indiqué que s'ils avaient le choix, les deux tiers des résidents de l'Ontario préféreraient vivre dans un édifice sans fumée.
« Les gens qui vivent dans mon immeuble se battent pour avoir le droit de respirer de l'air pur », ajoute M. Graham. « Des appartement et des immeubles en copropriété sans fumée protégeraient la santé des gens. Quant à moi, il est bien évident que je respirerais beaucoup plus facilement ».
Le Conseil d'Ottawa-Carleton sur le tabagisme et la santé demande donc aux promoteurs immobiliers et aux propriétaires de déclarer certains de leurs édifices sans fumée. « Sans fumée ne signifie pas nécessairement sans fumeur », ajoute Mme Beck. « Comme les gens sortent maintenant à l'extérieur de leur milieu de travail et des édifices publics pour fumer, nous demandons à ce qu'il y ait des habitations à unités multiples dans lesquels les gens sortiraient pour aller fumer, ce qui éviterait que la fumée secondaire ne circule dans l'édifice ».
La recherche montre que selon l'âge et la façon dont l'édifice a été conçu, jusqu'à 65 % de l'air d'un appartement peut provenir des autres logements du même édifice. La fumée secondaire peut donc se glisser dans un appartement de plusieurs façons :
Il faut aussi savoir que la fumée secondaire ne peut être contrôlée par la ventilation ou par des purificateurs d'air. Ainsi, en 2005, la American Society of Heating, Refrigerating & Air-Conditioning Engineers (ASHRAE) a conclu que « à l'heure actuelle, le seul moyen d'éliminer les risques associés à l'exposition à l'intérieur consiste à bannir toute fumée ».
Rendre un édifice 100 % sans fumée n'est pas seulement meilleur pour la santé mais a aussi des avantages au niveau financier puisque :
Cette année, la Semaine nationale sans fumée aura lieu du 20 au 26 janvier. Consultez le site www.ottawasansfumee.com pour obtenir plus de détails sur la fumée secondaire dans les habitations à unités multiples.
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